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Aides étudiantes 2026-2027 : bourse, aide au mérite, mobilité, logement

La bourse sur critères sociaux reste le socle du financement étudiant : de 1 454 à 6 335 € par an pour la rentrée 2026-2027, versés en dix mensualités. Autour d'elle gravitent l'aide au mérite, l'aide à la mobilité internationale, les aides au logement et les services des Crous, du repas à 1 € aux résidences. Voici qui y a droit, combien, et comment demander.

Vérifié le 3 octobre 2026 · Lecture 5 min

La bourse sur critères sociaux, de 1 454 à 6 335 € par an

La bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux (BCS) est l'aide principale versée aux étudiants qui rencontrent des difficultés matérielles pour poursuivre leurs études. Elle est payée par le Crous, en dix mensualités de septembre à juin. Pour l'année universitaire 2026-2027, ses huit échelons vont de 1 454 € à 6 335 € par an, des montants inchangés par rapport à 2025-2026 (service-public.gouv.fr). Le montant dépend de l'échelon attribué, du 0 bis au 7, selon l'arrêté du 26 mars 2026 :

La bourse peut aussi être maintenue pendant les vacances d'été, ce qui porte le total à douze mensualités, si l'étudiant n'a pas terminé ses études au 1er juillet et remplit l'une des conditions prévues : des points de charge liés à la distance, le statut de pupille de l'État, de la Nation ou de la République, le statut de réfugié, la protection subsidiaire ou temporaire, ou des mesures d'aide sociale à l'enfance (service-public.gouv.fr). L'échelon 7 atteint alors 7 602 € par an (service-public.gouv.fr). Dans les territoires d'outre-mer, les montants sont majorés de 300 € sur dix mois et de 360 € sur douze mois (arrêté du 26 mars 2026).

La bourse se perçoit sept années au total, à condition de progresser dans le cursus, d'être assidu aux cours et de se présenter aux examens : des contrôles semestriels sont organisés et un manquement peut entraîner la suspension du versement (service-public.gouv.fr ; etudiant.gouv.fr).

  • Échelon 0 bis : 1 454 € par an, soit 145,40 € par mois
  • Échelon 1 : 2 163 €, soit 216,30 € par mois
  • Échelon 2 : 3 071 €, soit 307,10 € par mois
  • Échelon 3 : 3 828 €, soit 382,80 € par mois
  • Échelon 4 : 4 587 €, soit 458,70 € par mois
  • Échelon 5 : 5 212 €, soit 521,20 € par mois
  • Échelon 6 : 5 506 €, soit 550,60 € par mois
  • Échelon 7 : 6 335 €, soit 633,50 € par mois

Qui y a droit : études, âge, nationalité, plafonds de ressources

Trois séries de conditions d'abord. Côté études, il faut être inscrit en formation initiale à plein temps, en France ou dans un autre pays de l'Union européenne, dans un établissement habilité à recevoir des boursiers, et être titulaire du bac ou d'un titre admis en équivalence (service-public.gouv.fr). Côté âge, la première demande est ouverte aux étudiants de moins de 28 ans, avec des reports : un an par enfant élevé, un an pour le volontariat dans les armées, jusqu'à la fin du service civique pour le service civique, et une limite portée à 40 ans en cas de handicap reconnu par la CDAPH (service-public.gouv.fr).

Côté nationalité, les étudiants de l'Espace économique européen, suisses ou andorrans doivent avoir occupé un emploi en France ou avoir un parent qui y a perçu des revenus. Les étudiants d'autres pays doivent réunir trois conditions : un titre de séjour, une domiciliation en France depuis au moins deux ans et un foyer fiscal de rattachement en France depuis au moins deux ans. Les réfugiés et les bénéficiaires de la protection subsidiaire y ont droit (service-public.gouv.fr).

Le filtre principal reste le revenu. Le droit se calcule sur le revenu brut global du foyer fiscal de rattachement, perçu en 2024 et figurant sur l'avis fiscal de 2025 (service-public.gouv.fr). Ce revenu est modulé par des points de charge : jusqu'à 4 points selon la distance entre le domicile familial et le lieu d'études, 2 points par frère ou sœur à charge, et 4 points par frère ou sœur inscrit dans l'enseignement supérieur (circulaire du 13 février 2026). Les plafonds figurent en annexe de l'arrêté du 26 mars 2026 : sans point de charge, l'échelon 0 bis monte jusqu'à 35 086 € de revenus et l'échelon 1 jusqu'à 23 850 € ; avec deux points de charge, l'échelon 2 va jusqu'à 23 564 €.

Deux dérogations à connaître : un étudiant marié, pacsé ou ayant un enfant fiscalement à charge peut voir ses seules ressources prises en compte, et lorsque la situation familiale change gravement, les revenus de 2025 voire de 2026 peuvent être examinés (service-public.gouv.fr).

La demande : dossier social étudiant, calendrier, versement

Tout se joue sur le dossier social étudiant (DSE), un dossier unique à remplir en ligne sur messervices.etudiant.gouv.fr, qui vaut à la fois pour la bourse et pour une demande de logement Crous. Pour 2026-2027, la campagne se déroule entre le 1er mars et le 31 mai 2026 ; les dossiers déposés dans les délais sont prioritaires pour le paiement dès la rentrée et pour l'attribution d'un logement (service-public.gouv.fr ; lescrous.fr). Un dépôt tardif reste possible jusqu'au 31 décembre, sans la même priorité (etudiant.gouv.fr).

À préparer : l'avis d'imposition 2025 du foyer de rattachement (revenus 2024), un relevé d'identité bancaire au nom de l'étudiant, la bourse étant versée sur son compte et pas sur celui des parents, et les pièces propres à la situation familiale, jugement de divorce, acte de décès, etc. (lescrous.fr ; etudiant.gouv.fr). Le Crous envoie ensuite une notification conditionnelle, au plus tard en juillet, puis une décision définitive après l'inscription administrative (service-public.gouv.fr).

Le calendrier des paiements motive à s'y prendre tôt : la mensualité de septembre est payée dès la fin août si le dossier, inscription comprise, est finalisé avant le 25 août (arrêté du 26 mars 2026). Ensuite, les Crous mettent en paiement avant le 5 de chaque mois, avec en moyenne cinq jours ouvrés avant l'arrivée sur le compte (etudiant.gouv.fr). Avant de déposer, le simulateur de bourse des Crous ou de service-public.gouv.fr donne une estimation de l'échelon ; seule la décision du Crous fait foi (lescrous.fr).

L'aide au mérite : 900 € pour les bacheliers mention très bien

L'aide au mérite s'ajoute à la bourse des bacheliers qui ont décroché la mention très bien. Trois conditions : percevoir la bourse sur critères sociaux, ou une allocation annuelle des aides spécifiques, pour 2026-2027 ; avoir obtenu la mention très bien au bac ; intégrer un établissement d'enseignement supérieur à la rentrée 2026 (service-public.gouv.fr). Elle est ouverte quelle que soit la nationalité (service-public.gouv.fr).

Aucune démarche supplémentaire : le rectorat transmet au Crous la liste des bacheliers mention très bien, qui identifie les étudiants éligibles. Le montant est de 900 € par an, versés en dix mensualités de 90 € de septembre à juin, sans versement pendant les grandes vacances. L'aide peut être accordée trois fois au maximum, s'interrompt en cas de redoublement sauf raison médicale, et se cumule avec l'aide à la mobilité internationale et une aide ponctuelle des aides spécifiques (service-public.gouv.fr).

Partir à l'étranger : l'aide à la mobilité internationale

Pour un semestre d'échanges ou un stage à l'étranger intégré au cursus, l'aide à la mobilité internationale (AMI) est réservée aux étudiants qui perçoivent la bourse sur critères sociaux, ou une allocation annuelle des aides spécifiques, et préparent un diplôme national (service-public.gouv.fr).

Le séjour doit durer entre un et dix mois consécutifs, et l'aide ne peut pas dépasser dix mois cumulés sur l'ensemble des études supérieures. Pour 2026-2027, le montant est de 400 € par mois, versés par l'établissement, dont au moins une mensualité avant le départ quand c'est possible (service-public.gouv.fr ; circulaire du 13 février 2026). La demande passe par le service des relations internationales de l'établissement, qui sélectionne les projets selon leur intérêt pédagogique et leur cohérence avec la politique d'échanges ; les délais d'examen imposent de se renseigner suffisamment tôt avant le départ (service-public.gouv.fr).

L'AMI se cumule avec l'aide au mérite. Deux aides cousines existent pour les mobilités en France : 500 € pour les bacheliers boursiers qui intègrent une formation hors de leur académie via Parcoursup, et 1 000 € pour une inscription en master 1 dans une autre région académique après la licence (service-public.gouv.fr).

Se loger : résidence Crous et aides au logement

Les résidences du Crous se demandent dans le même dossier que la bourse, en cochant la case logement. La phase principale d'attribution se déroule du 5 mai au 29 juin 2026, en trois cycles de dix vœux, avec la priorité aux boursiers ; la phase complémentaire ouvre le 7 juillet, quand les places restantes sont visibles et réservables sur trouverunlogement.lescrous.fr. Une réservation se confirme par une avance de 70 €, déduite du premier loyer (etudiant.gouv.fr).

Pour le loyer, direction la Caf : un étudiant locataire, en résidence Crous, en résidence privée ou dans le parc privé, peut demander l'une des trois aides au logement, APL, ALF ou ALS, s'il a un titre de séjour en cours de validité, loue un logement décent, n'a pas de lien de parenté avec le propriétaire et a de faibles ressources (etudiant.gouv.fr ; service-public.gouv.fr). La demande se fait en ligne dès l'entrée dans le logement : les aides ne sont pas rétroactives et le premier mois fait office de carence (etudiant.gouv.fr).

Depuis le 1er juillet 2026, un étudiant hors Union européenne, EEE ou Suisse muni d'un titre de séjour pour études ne peut toucher une aide au logement que dans trois cas : bourse sur critères sociaux, activité professionnelle, ou contrat d'apprentissage ou de professionnalisation (service-public.gouv.fr). En colocation, chaque colocataire fait sa propre demande. Deux précautions : demander l'aide au logement peut diminuer les allocations familiales perçues par les parents pour l'étudiant, et pour la caution, la garantie Visale est gratuite de 18 à 30 ans tandis que l'avance Loca-Pass prête jusqu'à 1 200 € de dépôt de garantie aux boursiers, apprentis, salariés et stagiaires sous contrat d'au moins trois mois (service-public.gouv.fr ; etudiant.gouv.fr).

Au quotidien : repas à 1 €, avantages et aides d'urgence

Depuis le 4 mai 2026, le repas à 1 € est ouvert à tous les étudiants dans les restaurants Crous, et plus seulement aux boursiers et aux étudiants précaires. Il est servi aux titulaires d'une carte d'étudiant ou d'une carte d'étudiant des métiers, aux doctorants et aux volontaires en service civique, une fois par service, le midi et le soir quand le restaurant ouvre, à condition d'avoir activé son compte Izly. Le plateau comprend un plat principal et jusqu'à deux périphériques, entrée, fromage, dessert ou fruit (service-public.gouv.fr ; etudiant.gouv.fr).

La bourse ouvre aussi des droits automatiques : exonération de la CVEC, fixée à 105 € pour 2026-2027, exonération des droits d'inscription dans les établissements publics, priorité dans l'attribution des logements, Pass'Sport de 50 € et réductions locales, transport ou culture (lescrous.fr ; cvec.etudiant.gouv.fr).

Côté cumuls, la bourse se combine avec un emploi ou un stage rémunéré obligatoire, sous réserve d'assiduité, ainsi qu'avec un contrat de service civique, dont l'indemnité est majorée de 108 € aux échelons 5, 6 et 7. Elle ne se cumule pas avec l'aide d'urgence annuelle, une bourse d'un autre ministère, ni une aide de formation permanente ou d'insertion professionnelle (service-public.gouv.fr ; etudiant.gouv.fr). Et si un étudiant n'a pas droit à la bourse, ou traverse un coup dur passager, le Crous peut accorder une aide spécifique annuelle ou une aide ponctuelle, d'un montant variable, sur dossier (service-public.gouv.fr).

Sources

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